section5-03b

Gérer les routes de transit

Réduire au minimum l’incidence des routes sur l’environnement

Viabilité et connectivité : L’installation de clôtures et la déviation des passages pour animaux le long de certains tronçons de routes peuvent réduire la mortalité des animaux. À titre indicatif, le tableau 38 présente les données pour quatre des cinq dernières années dans les parcs nationaux Banff et Yoho.

Tableau 38 : Mortalités animales sur la route Transcanadienne dans les parcs nationaux Banff et Yoho

Animaux

Effet de barrière

2006-2007

2005-2006

2004-2005

2003-2004

2002-2003

Gros mammifères (p. ex., wapitis, ours noirs, loups)

Avec clôturage

Aucune donnée

1

0

4

3

Sans clôturage

Aucune donnée

14

10

7

7

Petits mammifères (p. ex., coyotes)

Avec clôturage

Aucune donnée

7

2

4

4

Sans clôturage

Aucune donnée

4

3

1

4

Source : Parc national du Canada Banff

Le taux de mortalité des gros mammifères sauvages est constamment en baisse dans les parties clôturées de la route, comparativement aux parties non clôturées. Cependant, l'installation de clôtures ne convient pas pour toutes les espèces. Les petits mammifères comme les coyotes creusent des trous ou se glissent facilement sous les clôtures à la recherche de nourriture sur les terres-pleins centraux. Leur taux de mortalité est donc généralement aussi élevé, sinon plus dans les endroits clôturés que dans les endroits non clôturés.

L'installation de clôtures, bien qu'utile pour réduire la mortalité de certaines espèces, contribue en outre à la fragmentation des habitats, tout comme les autoroutes d’ailleurs. Pour résoudre ce problème, Parcs Canada a construit des passages fauniques souterrains et aériens à l'usage exclusif des animaux sauvages. On estime qu'entre 4 000 et 8 000 animaux sauvages de taille moyenne à grande (p. ex., grizzly, orignal, couguar, cerf, élan, mouton) ont emprunté ces passages dans le parc national du Canada Banff au cours des cinq dernières années.

Pollution de zones écosensibles : L'infiltration de sel de voirie dans les rivières et les lacs peut nuire à ces écosystèmes, et l’épandage de sel peut favoriser la croissance d'espèces végétales envahissantes non indigènes le long des routes. Les animaux sauvages raffolent aussi du sel de voirie et sont de ce fait attirés sur les chemins, où ils risquent de subir des blessures, voire de trouver la mort. Parcs Canada met tout en œuvre pour se conformer au Code de pratique pour la gestion environnementale du sel de voirie du gouvernement fédéral, en exigeant que ses unités de gestion élaborent des plans de gestion du sel comportant des buts et objectifs particuliers devant faire l'objet d'une évaluation et d'un rapport annuels.

En 2006-2007, le parc national de Prince Albert a achevé son plan de gestion du sel, tandis que le parc national Kouchibouguac s’est engagé à achever le sien en 2007-2008 aux termes d’un protocole d’entente conclu avec TPSGC.

À Terre-Neuve, l’entretien des routes, l’hiver, dans le parc national du Canada Gros-Morne et le lieu historique national du Canada L’Anse aux Meadows relève du gouvernement de Terre-Neuve. En vertu d’une entente de services, la province élaborera un plan de gestion du sel visant ces deux aires patrimoniales protégées.

Au Québec, 11 des 12 kilomètres de route à l’intérieur du parc national du Canada Forillon relèvent du ministère des Transports du Québec (MTQ). Le MTQ sait qu’il doit élaborer un plan de gestion du sel pour ce tronçon de route, mais il n’a pas encore établi de date butoir pour se conformer à cette exigence.

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